
En parcourant les tracts de mes adversaires de droite tout au long de cette campagne des élections cantonales de Garges, vous vous êtes aperçus, comme moi, qu’aucun d’entre eux ne décline son
étiquette politique.
Je trouve cela étonnant.
Certes, je comprends bien que l’on puisse considérer qu’il ne fait pas bon actuellement de se revendiquer de formations politiques qui ne sont pas plébiscitées
nationalement dans les sondages ; mais, au-delà de cela, je regrette pour la clarté du débat et pour le bien de la démocratie que chaque candidat pour cette élection locale n’explique pas
franchement ce qu’il est, ce qu’il pense, ce qu’il soutient. Le résultat est que le Conseil général du Val d’Oise est dirigé, pour n’évoquer que cet exemple, par des notables qui se cachent
derrière le parti de l’UMP de M. SARKOZY et ses sous courants comme le PRV dont se réclame très discrètement M. MONTALDO (parti de M. BOORLO, Ministre actuel du Gouvernement Sarkozy).
Je trouve cette attitude dommageable pour la démocratie, car une fois de plus, ce sont les électeurs qui, après le vote, pourraient avoir le sentiment d’avoir été
trompés.
Un engagement politique de droite comme de gauche est respectable à condition de ne pas abuser ses concitoyens sur le sens de ses propres convictions.
Moi, depuis plus de trente ans, je suis une femme de gauche. Aujourd’hui, socialiste et fière de l’être. Je suis très attachée à cette idée de dire qui l’on est pour
mieux l’assumer par ailleurs. Mes amis du Parti Radical de Gauche qui me soutiennent revendiquent également des convictions fortes pour notre territoire et bien ancrées à gauche. Oui, nous
construisons avec vous, une nouvelle manière d’aborder la politique en revenant aux fondamentaux de celle-ci. La gauche et la droite, ce n’est pas pareil. Notre canton, et au-delà notre Ville,
méritent, je le pense, des élus par définition compétents et disponibles mais surtout porteurs d’un certain courage politique à exprimer les valeurs qu’ils représentent.