Le plus grave c'est que l'on ne compte pas plus de 10% des élèves qui y mangent dans certains établissements situés notamment dans des zones où les familles sont confrontées à des
difficultés sociales. C'est le cas du collège Paul Eluard situé sur notre Canton.
Pourtant, l'enjeu est majeur : à l'heure où notre pays parle de l'augmentation du nombre d'enfants obèses, la restauration scolaire permet d'apporter un repas équilibré aux élèves. Il doit
permettre la culture du Goût.
Pour la concentration des élèves pendant le temps scolaire, le repas est essentiel. Comment peut-on travailler sereinement dans une classe quand certains ne se sont pas nourris correctement, se contentant d'un sandwich la plupart du temps le midi ?
Deux raisons à cela :
- La raison principale de cette faible fréquentation est le coût qui peut être élevé.
En effet, la restauration scolaire n'est pas une priorité pour le Conseil Général dirigé par l'UVO, autrement dit l'UMP. Même si les socialistes - pourtant minoritaires - ont fait adopté un amendement au Conseil Général pour réduire l'écart de coût qui existe entre les établissements, celui-ci reste important; 2,12€ pour le collège le moins cher, 3,15€ pour le plus cher. Sans une politique plus volontariste, la situation risque de perdurer.
D'autre part, il est absolument indispensable que le quotient familial soit pris en compte dans le calcul du prix du repas. Il doit être abaissé à 1€ pour les familles les plus modestes, et ne pas dépasser 3,15€. Et pourtant, la Droite vient de rejeter cette proposition.
- La qualité gustative jugée souvent insuffisante.
Lorsque l'on parle de prix d'un repas, il n'y pas que le contenu de l'assiette qui est comptabilisé: les parents payent diverses taxes en sus du prix des denrées alimentaires. Celles-ci « s'élèvent » - « s'abaissent » devrais-je dire - à 1,55€ aujourd'hui dans le Val d'Oise. L'UFC- Que choisir préconise un minimum de 1,70€ pour que la qualité gustative et nutritionnelle soit assurée. Le Conseil Général propose d'arriver à cette somme d'ici quelques mois. Le problème, c'est qu'au vue de l'augmentation du coût des denrées, cette somme risque d'être rapidement insuffisante!!!
C'est pourquoi les candidats du Parti Socialiste s'engagent à réaliser une vraie réforme de la restauration scolaire par une amélioration de la qualité et l'utilisation des filières avec l'agriculture bio ainsi que la mise en place d'une facturation aux familles tenant compte des revenus sur la base d’un quotient familial.
Il en va de la réussite scolaire de nos enfants, de leur bonne santé!!
Suppléant de la candidate,
